Du nom d'une des familles qui en avait possession au XVème et XVIème siècle. Elle se trouve à l'angle de la rue Coursalon et de la rue Michel Servet. Cette magnifique demeure située à l'angle de ces deux rues, signe d'un certain statut social, est, telle que nous pouvons la voir aujourd'hui, une reconstruction suite au grand incendie de la Madeleine, le 22 juillet 1487. Un acte de mariage entre Pierre Sardé et Catherine Girard, précise qu'en 1495  le bâtiment n'était pas achevée. Une datation à l'aide de la technique de dendrochronologie confirme que cet édifice, comme beaucoup d'autres à Bourges, sont postérieurs à 1487.
Cette maison à pan de bois, haute de deux étages plus les combles est typique. Chaque étage ayant un encorbellement reposant sur une sablière reliée par des poteaux à consoles, souvent sculptés. Elle a la particularité de posséder une niche de coin en pierre à l'angle du premier étage. C'est dans cette niche que l'on peut voir la vierge à l'enfant, objet de la devinette du lundi 2 mars.
Les propriétaires successifs furent Philippe Chanay et Pierre Quatrecou au XIVème siècle, la famille Sardé au XVème et XVIème siècle, Henri Le Maréchal à partir de 1548/1551, La famille Labbe de St Georges au XVIIIème siècle et la famille Anjorrant au XIXème (voir article "La place Planchat").

Sources : Cahier d'Archéologie et d'histoire du Berry, Wikipédia.

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