Bourges, le fil du temps...

L'histoire de Bourges au fil du temps à travers des cartes postales et des photos d'aujourd'hui...

27 avril 2009

La devinette du lundi...

Exceptionnellement pas de devinette cette semaine.
A bientôt...

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26 avril 2009

La photo du dimanche...

Réponse de la devinette du 20 avril...

Ce détail provient de la statue de Jacques Cœur située sur la place du même nom. On doit cette œuvre au sculpteur Auguste Préault. La statue est ornée de quatre superbes bas-reliefs (malheureusement ils auraient besoin d'une petite restauration, avis aux mécènes...),  retraçant des moments de la vie du Grand Argentier de Charles VII.
Bien longtemps avant l'édification du palais de Jacques Cœur, cette petite place qui n'en était pas une, donnait accès à la paroisse de St Oustrille. On peut encore admirer ce qui reste de cette église rue Alexandre Dumas et dans l'impasse Jacques Cœur. Devant l'église et jusqu'au rempart sur lequel a été édifié le palais se trouvait le cimetière de la paroisse. La construction du palais a suscité, ensuite la construction de nombreuses maisons autour.
La Révolution Française sonnera le glas de l'église St Oustrille, désormais fermée, la municipalité décide la création de la place Jacques Cœur le 12 juin 1797 sur ce qui restait du cimetière. La suppression d'un cimetière intramuros est le résultat de l'application d'un édit royal datant du 10 mars 1776.
La statue fut inaugurée le 15 mai 1879 par le maire du moment, Eugène Brisson. Une réplique à la même échelle se trouve à Montpellier.

Sources : Bourges pas à pas de R. RICHET, Site l'Encyclopédie de Bourges, site Sculpture de Nella Buscot.

REPONSE_DU_20_AVRIL_2009

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20 avril 2009

La devinette du lundi...

Pas de difficulté particulière, il suffit d'être attentif.

DEVINETTE_DU_20_AVRIL_2009

De quoi s'agit-il ?  Déposer vos réponses avec un petit commentaire sur le site, merci... Réponse le 26 avril avec la photo du dimanche...

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19 avril 2009

La photo du dimanche...

Réponse à la devinette du 13 avril 2009.

Il s'agit d'un vestige de l'enceinte gallo-romaine situé Rampe Marceau en face de la maison de la culture, bravo aux deux internautes qui ont trouvé.

Elle fut édifiée vers la fin du IIIème siècle après-JC afin de protéger la cité des attaques barbares qui commençaient à se multiplier à cette époque. Il existe encore de nombreuses traces de ce rempart qui faisait le tour de la "ville haute". Construit avec des matériaux très disparates suivant les endroits permet d'imaginer qu'il a été construit dans la précipitation. Un article plus développé paraitra dans la semaine à venir avec de nombreuses photos.
Sources : Encyclopédie de Bourges, Histoire de Berry de La Thaumassière.

r_ponse_du_13_avril

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13 avril 2009

La devinette du lundi...

Une devinette de difficulté moyenne. Un indice de temps, cela date de bien plus d'un millénaire...observez bien toute la photo, il y a toujours un indice.

DEVINETTE_DU_13_AVRIL

Où, dans Bourges, pouvons-nous voir ce détail d'architecture ?  Déposer vos réponses avec un petit commentaire sur le site, merci... Réponse le 19 avril avec la photo du dimanche...

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12 avril 2009

La photo du dimanche...

Réponse à la devinette du 6 avril.
Il s'agissait de la maison de la culture.
maison_de_la_culture_r_ponse_du_6_avrilC'était quoi avant ?
C'est en 1891 que fut érigée une sorte de grande serre, le Palmarium, sur l'emplacement d'un ancien jardin. Ce lieu deviendra rapidement la principale salle de bal de la ville, mais aussi le lieu des réunions publiques et surtout celui incontournable pour s'amuser le samedi soir à Bourges.
Oui mais...
En 1929, le maire Henri Laudier propose la Palmariumconstruction d'un édifice dédié au développement de la vie sociale et culturelle des habitants de Bourges et en particulier de la classe ouvrière. L'idée avait commencé à germer dés le lendemain de la première guerre mondiale, elle n'aboutira réellement qu'en 1963. Une salle des fêtes et une école nationale de musique, telle était l'ambition de la municipalité Laudier. Le projet est voté en 1932 malgré le coût jugé exorbitant par quelques uns. La ville fera l'acquisition du Palmarium et des constructions voisines dont le sort est désormais scellé.

C'est parti...

En 1933 le projet est déclaré d'utilité publique et reçoit une légitimité officielle en 1936 grâce au Front Populaire, nouveau pouvoir en place qui sera le premier a ériger le sport et les loisirs en sous-secrétariat d'état avec à sa tête Léo Lagrange.

Marcel Pinon, architecte de la ville sera chargé de la réalisation du programme. La proposition qu'il fera sera jugée trop moderne pour l'époque et décalée avec l'architecture de Bourges. Style trop dépouillé diront certains, pas assez rythmé diront les autres. Les berruyers le qualifieront même de "stalinien". Le projet sera tout de même adopté en rupture avec le modèle précédent. Les décors sculptés à la gloire de la musique et de la danse sont l'œuvre de Popineau et Thébault.

Fresques_mjc

L'édification sera stoppée par la guerre, l'extérieur est terminé, presque tout reste à faire à l'intérieur.

Enfin...

Il faudra attendre 1959 pour remettre le projet sur les rails, la stabilité revenue, la société s'ouvre à nouveau aux loisirs. Le tout nouveau ministre de la culture du tout nouveau ministère du même nom (le premier du genre en France), André Malraux, voyant les conditions réunies fera de Bourges une ville pilote. L'installation dans les lieux d'une troupe de théâtre permanente, La Comédie, relance et fera aboutir le projet. Les travaux sont engagés en 1962 et la maison de la culture ouvre ses portes en octobre 1963. La maison de la culture du Havre fût inaugurée en 1961,  mais celle de Bourges , inaugurée en 1964 par André Malraux en personne, sera la première à fonctionner suivant les principes posés par le ministre  et son cabinet : être un lieu de rencontre où le public le plus large possible puisse accéder à la culture.

Et aujourd'hui...

Rénovée en 1983 et 1994, elle est inscrite partiellement sur l’inventaire des monuments historiques en 1994 (façades sur rues et toitures de la salle des fêtes de Séraucourt – actuelle maison de la culture de Bourges – et de l’école de musique, escalier situé dans la cour de l’école de musique, hall de la salle des fêtes). Elle possède deux salles de théâtre (900 et 360 places), de salles d'expositions, d'une salle de cinéma et d'un bar-restaurant. Avec cinq spectacles produits chaque saison, la création théâtrale, musicale ou chorégraphique donne l'image d'un service public dynamique au service du plus grand nombre.

Sources : conservatoire régional des monuments historiques, service éducatif Patrimoine DRAC Centre Véronique de Montchalin, Bourges pas à pas R.Richet, Encyclopédie de Bourges.

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07 avril 2009

Asneton ou hanneton ?

La question est d'actualité puisque l'on trouve quelques articles dans la presse ou sur Internet qui utilise le substantif hanneton"hanneton" au lieu "d'asneton". A l'oreille tout le monde y trouve son compte et il est vrai que l'on pense  immédiatement à l'insecte.

Mais je pense que l'acception "hanneton" est erronée, et pour cause, quel rapport entre ce charmant coléoptère phytophage et les habitants d'Asnières. J'ai beau chercher, je ne trouve pas.

360px_Les_Tr_s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry_f_vrierAu XIXème siècle était organisé des campagnes de hannetonnage consistant à détruire en masse cet insecte déclaré nuisible de la larve à l'adulte. Il y en a peut-être eu à Asnières, mais ni plus ni moins qu'ailleurs et de là  à adopter son nom pour désigner les habitants du village??!!

En revanche la filiation entre Asnières et un asneton est plausible.  Le dictionnaire de  Jean Nicot "thresor de la langue françoyse", datant de 1606 précise qu'un asnier est celui qui conduit les ânes. Un autre dictionnaire,  celui  de l'ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXème au XVème siècle de Frédéric Godefroy , datant de 1881 défini l'asneton comme le petit de l'âne ou ânon ou encore asnichon. Ce merveilleux dictionnaire donne également la définition d'asnière : sm (substantif féminin) c'était tout simplement une étable à âne. Et de préciser " c'est de la que tant de villages de France ont pris le nom d'Asnières".

On peut voir sur la gravure du mois de février des Très Riches Heures du duc de Berry datant du début du XVème siécle, au second plan, un âne de bât.  Ce qui laisse à penser que l'animal est courant dans nos campagne. Le mois de septembre en fait apparaître  trois (celui  de  l'arrière semblant plutôt être un cheval) utilisés pour le transport du raisin.

Le doute n'est plus permis, le gentilé d'Asnières est bien asneton. Depuis la nuit des temps le361px_Les_Tr_s_Riches_Heures_du_duc_de_Berry_septembre Berry est connu et reconnu comme une terre d'élevage, ovins, bovins, chevaux et ânes. L'élevage de mouton à Asnières était important au XIXème siècle pour disparaître au début du XXème siècle. Le coût de la laine n'était plus rentable, la concurrence était déjà rude à cette époque annonçant la société de consommation. L'élevage des ânes à Asnières est antérieur et doit remonter probablement au milieu du moyen-âge. Bien adaptés au travail sur les petites parcelles comme on en trouvaient à Asnières, c'était l'animal à tout faire. Ces braves animaux ont du transporter nombre de matériaux pour la construction de la cathédrale et autres édifices alentour. Était-ce des Grands noirs du Berry. Peu probable, la présence de cette espèce semble assez récente, XVIII ou XIXème siècle seulement et elle viendrait d'Algérie ou d'Espagne où une race très proche est recensée.

imagesane_qui_ritEn conclusion l'étymologie d'Asnières puise certainement son origine dans l'élevage des ânes et ses habitants sont assurément des asnetons, autrement dit des petits ânes; et il n'y a aucune raison de rougir de cette origine. L'âne est loin d'être idiot,  plutôt têtu comme certains habitants d'Asnières que je connais et dont je suis. Asneton est bien plus original qu'asniérois ou asniéroise. Et ce doux nom d'asneton sonne bien à l'oreille et fleure bon  la campagne berrichonne...mais n'oublions pas nous sommes aussi des berruyers.

Sources : Encyclopédie de Bourges, dictionnaire de Nicot, dictionnaire de Godefroy, Asnières découverte en cheminant mémoires d'âsnes hier, les Très Riches Heures du duc de Berry.

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06 avril 2009

La devinette du lundi...

Pour cette fois ce sera facile. Un indice sur la photo vous donne immanquablement la solution, observez attentivement.

DEVINETTE_DU_6_AVRIL

Où, dans Bourges, pouvons-nous voir ce fronton sculpté ?  Déposer vos réponses avec un petit commentaire sur le site, merci... Réponse le 12 avril avec la photo du dimanche...

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05 avril 2009

La photo du dimanche...

... Réponse à la devinette du 30 mars...

CalvinmaxiIl s'agissait de l'ancien couvent des Augustins donnant dans la rue Mirebeau et la rue Calvin, rue qui porte ce nom en hommage à ce personnage illustre qui a fait un passage remarqué dans notre bonne vieille cité. On fêtera cette année le 500ème anniversaire de sa naissance.

Calvin bio express

Fils d'un procureur ecclésiastique et d'une mère excessivement pieuse, il nait en 1509, élevé dans la plus pure tradition catholique, il était tout destiné à faire carrière dans les ordres. Tonsuré dès l'âge de douze ans, fait non exceptionnel au XVIème siècle, il bénéficie d'un financement de l'Église catholique lui permettant de suivre des études de théologie à Paris. Maître-es arts à 18 ans, selon Pierre Janton (historien et théologien) il partira sur l'initiative de son père faire son droit, jugeant cette activité plus lucrative qu'une carrière ecclésiastique. Il part donc dans un premier temps pour Orléans (1525 ou 1528 selon les sources)  puis pour Bourges en 1529. L'université de droit, d'excellente réputation mais aussi le lieu où le vent de la Réforme soufflait déjà fort. Il y fera des rencontres décisives, ses maîtres seront Alciat (André Alciati) pour le droit et Melchior Wolmar pour le grec ancien. Wolmar enclin à la Réforme a probablement influencé Calvin, aucun écrit accrédite cette thése mais son passage à Bourges fut probablement déterminant  pour son avenir. L'empreinte de l'humanisme l'interpelle et il s'initie à la toute nouvelle doctrine luthérienne.   A Bourges il rencontrera Germain Colladon, avocat qui deviendra son ami et le soutiendra dans son action. Colladon habitait rue Trompette (rue des Beaux-arts), l'hôtel Colladon est encore visible  (on y trouve un très bon marchand de vin dans les caves). Calvin quittera Bourges pour Paris à la mort de son père en 1531. Il se convertira définitivement en 1533 et sera reconnu comme réformateur après avoir défendu l'ouvrage réformiste de Marguerite de Navarre (qui était aussi Marguerite d'Angoulême, une des première femme de lettres reconnue avec Christine de Pisan). L'affaire des placards en 1534 le poussera à quitter la France pour Bâle en Suisse en 1535. Puis de Ferrare, à Strasbourg, puis à nouveau Bâle et enfin Genève qu'il quittera encore pour Strasbourg pour y être rappelé en 1541, il deviendra le maître de la Réforme avec le moine de Wittemberg au point que l'on parlera de Calvinisme et qu'il sera surnommé "le pape de Genève" par ses adversaires. Il n'aura de cesse de défendre et d'imposer la nouvelle doctrine qu'est la RPR, la religion prétendue réformée. Il mourra d'épuisement le 15 mai 1564.

Calvin chez nous...

Lors de son passage à Bourges, il aurait prêché du haut de la chaire du réfectoire du couvent des Augustins (salle Calvin 73 pont_calvinrue Mirebeau). La légende dit également qu'il haranguait le public sur la place Gordaine du haut d'une pierre. Il prêchait également dans les villages alentours comme Asnières ou Lignières. La coutume veut qu'il ai converti un habitant d'Asnières sur le vieux pont romain qui enjambait le Moulon. Ce pont, détruit aujourd'hui,  a depuis lors porté le nom de pont Calvin pour les uns et de pont du diable pour les autres, c'était selon... De cet événement serait né la communauté protestante d'Asnières (les conversions étaient déjà nombreuses en 1530) , une des plus importante en son temps avec Sancerre. Calvin logeait non loin du couvent où il prêchait, au 23 de la rue Mirebeau.

Et le couvent alors...

augustinsL'ancien couvent et les vestiges de l'église sont de la fin du 15e début du 16e siècle, et de la première moitié 18e siècle. Le portail est de la première moitié du 19e siècle (1825). Abandonné sous la révolution, il a servi d'entrepôt de ferrailles. Devenu propriété de la ville, il est aujourd'hui mis en valeur pendant la période estivale avec les nuits Lumières. Selon JP Leguay dans son ouvrage « Les catastrophes au moyen-âge », le couvent des Augustins aurait été détruit par l'incendie de 1252. Avec certitude on peut affirmer qu'il fut effectivement détruit par celui de 1487. Ce couvent est dit « chef de la Réforme des maisons qui composent la province St Guillaume » selon le dictionnaire universel des sciences ecclésiastique tome 27 des pères Richard et Giraud de 1824.

Et la rue Calvin...

Au milieu du moyen-âge et jusqu'au début du XVIIIème siècle, cette rue s'appelait la rue de la Fange. Elle rejoignait la rue St Bonnet (actuelle rue Édouard Vaillant). Vers 1490 la rue enjambe l'Aurette, que l'on appelle aujourd'hui l'Yévrette (qui passe sous le couvent des Augustins), par le pont Fourgeau appelé plus tard le pont aux Canes. On trouve à cet emplacement une HLM.

D'après l'historien Hippolyte Boyer (histoire des corporations et confréries d'arts et métiers de la ville de Bourges) les charretiers faisaient sécher dans cette rue les fanges et immondices  provenant du quartier des Augustins pour en faire des engrais avant de les porter hors de la ville. Au XVème siècle il y est fait mention d'un jeu de paume. Quand Calvin prêchait dans le couvent la rue n'était encore qu'un chemin boueux et malodorant.

Au XIXème siècle un semblant d'urbanisme fit son apparition dans ce quartier,  la situation s'arrangea et les odeurs disparurent. En 1846, la municipalité transforme le nom de Fange pour Frange plus agréable à l'oreille. En 1927, elle deviendra la rue Calvin.

Sources : Bourges pas à pas de R Richet, Site ministère de la culture, Base Mérimée, dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques des pères Richard et Giraud, Histoire des corporations et confréries d'arts et métiers de la ville de Bourges d'Hippolyte Boyer, Bourges Asnières lès Bourges de Milliard et Paré, Jean Calvin ministre de la parole par Pierre Janton.

CHAIRE_CALVIN

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30 mars 2009

La devinette du lundi...

La septième, c'est toujours en centre ville. C'est pas facile, pas de point vraiment caractéristique et pourtant un bâtiment emblématique de Bourges.
DEVINETTE_DU_30_MARS

Où, dans Bourges, pouvons-nous voir ces fenêtres d'un autre temps ?  Déposer vos réponses avec un petit commentaire sur le site, merci... Réponse le 5 avril avec la photo du dimanche...

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29 mars 2009

La photo du dimanche...

... Réponse à la devinette du 23 mars.
Un cadran solaire...

hotel_de_chouyIl s'agissait  du cadran solaire se trouvant sur un des bâtiment de l'archevêché de Bourges situé rue du 95ème de ligne. L'archevêché s'est installé en 1937 dans l'hôtel particulier de Chouy  lorsque celui-ci fut vendu à l'association diocésaine. Construit en 1660 sur l'initiative  de l'abbé  nivernais Chouy, chanoine de  Notre-Dame-de-Salle, suivant l'architecture du temps empreinte de néoclassicisme.
Le bâtiment principal en retrait de la rue et séparé de celle-ci par une cour d'honneur, elle même encadrée par deux autres bâtiments qui se font face. L'arrière de l'ensemble agrémenté par un jardin ombragé. Un portail monumental de style dorique ferme la cour sur la rue. Des bâtiments annexes donnant directement sur la rue abritent les services de l'archevêché.
De 1661 à 1684, l'hôtel fut occupé par les intendants de la généralité du Berry, dont le plus célèbre fut Louis-François Dey de Séraucourt qui a donné son nom à la place qui est au sud de la rue du 95ème de ligne.
L'hôtel est à la fois l'archevêché et la résidence de l'archevêque, Monseigneur Maillard qui est devenu le 128ème pasteur des catholiques du diocèse en 2007.

archeveche_chouy

Mais aussi...
A quelques pas de l'archevêché se trouve les vestiges du couvent de l'Annonciade.  Ce nouvel ordre religieux fut fondé  en 1500 par la duchesse Jeanne de Valois,  duchesse du Berry et fille de Louis XI. La chapelle du couvent qui est encore visible  aujourd'hui est le vicariat aux armées. Les autres bâtiments du couvent sont devenus des services militaires de la garnison de Bourges.

porte_du_couvent

Et la rue...
La rue du 95ème de ligne  porte ce nom en hommage au régiment d'infanterie installé dans l'ancienne caserne,
qui jouxtait la rue, de 1855 à la fin de la deuxième guerre mondiale. La caserne est devenue aujourd'hui la cité administrative connue sous le nom de caserne Condé. Avant la révolution de 1789 s'y trouvait le séminaire de Montier Moyen ,  héritier d'un vieux monastère de femmes fondé en 680 par Sainte Eustadiole. Une chapelle de ce monastère qui donnait sur la rue du vieux poirier à survécu  jusqu'en 1822 où elle fut rasée. La rue s'est appelée aussi rue du vieux poirier, rue Sainte-Jehanne en hommage à la fondatrice du couvent et en 1693 avenue de Séraucourt en hommage à l'intendant du Berry.
St Ursin...
Enfin, à proximité du centre de recrutement des forces armées, se trouve un magnifique vestige reconstruit à cet endroit,  la porte du couvent de Saint Ursin, premier évêque de Bourges.  Ce couvent était  initialement situé dans le quartier du chevet de la cathédrale prêt de la porte Bourbonnoux.

entr_e_archevech_

portail_stursin

Sources : Site de l'archevêché de Bourges,  Bourges pas à pas de R. Richet, site de la ville de Bourges.

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25 mars 2009

Asnières, route de Bourges...

JOHN_BOST1

Elle n'a plus le même nom...

Débaptisée en 2008 pour "rue John Bost", ce pasteur protestant à fait de brefs passages à Asnières alors que son père Ami Bost était le pasteur du village de 1842 à 1846. John avait neuf frères, tous seront pasteur et une sœur Marie qui laissera un souvenir ému tant elle était dévouée et aimable avec les paroissiens. John de son vrai prénom Jean-Antoine est surtout connu pour son action en faveur des handicapés, déficients mentaux et personnes âgées dépendantes. Sa fondation créée en 1848 est reconnue d'utilité publique en 1877. Elle peut accueillir aujourd'hui plus de 1000 personnes réparties dans 23 structures.

Ami BOST...

Le patriarche aura  lui, laissé des traces indélébiles de son passage à Asnières. Il avait un jugement sévère sur ses fidèles. Venant de Genève, il trouvait les berrichons apathiques et mous, incapables de venir à l'heure aux offices. Il avait, à ce sujet, instauré un système d'alerte. Il sonnait trois fois la cloche à vingt minutes d'intervalle, le derAMI_BOST1nier, répété à la volée une cinquantaine de fois annonçait le début du prêche. Les retardataires étaient condamnés à rester dehors.

Il a participé, grâce à son influence et ses nombreuses démarches, à l'empierrement des chemins et sentiers du village qui étaient dans un état pitoyable suite au manque d'entretien et la pauvreté des lieux. Il raconte dans ses mémoires un épisode où il conduisait un défunt à sa dernière demeure au cimetière de la Chaume réservé aux protestants. La procession dut faire des écarts par les champs avoisinants afin d'éviter des ornières, si profondes que l'on pouvait s'y enfoncer jusqu'aux genoux.

Il a joué un rôle déterminant dans la construction de l'école d'Asnières. Il se mit en charge de récolter des fonds pour aménager un local dans un premier temps et faire édifier ensuite un bâtiment qui existe toujours, il porte aujourd'hui le nom de Louis Aragon. Parmi les donateurs, la duchesse d'Orléans qui fit un don de deux fois deux cents francs, ce qui était déjà beaucoup pour l'époque.

Il quitta Asnières en 1846, avec sa famille pour prendre un poste de pasteur à Melun. Les paroissiens d'Asnières se souviendront longtemps d'Ami Bost comme un homme autoritaire mais juste et compréhensif.

La célébrité locale...

François Coillard, le célèbre missionnaire né à Asnières se souvenait du pasteur Bost comme quelqu'un d'austère et pourtant enjoué, qu'il suffisait de voir une fois pour ne jamais l'oublier. Cette rencontre aurait été décisive pour sa vocation. Un article lui sera prochainement consacré.

Presque rien n'a changé...

Une vue de la rue John Bost à Asnières qui malgré son nouveau nom restera encore longtemps la route de Bourges pour de nombreux asnetons. La carte postale date de 1913. Peu de changement, quelques maisons se sont agrandies en hauteur, les trottoirs ont fleuris et le goudron a envahi la chaussée.

Sources : Mémoires d'Ami Bost (1854); biographie de François Coillard; site de la fondation John Bost.

route_de_bourges_john_bost
Cliquez  sur l'image pour une vue plus confortable...

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23 mars 2009

La devinette du lundi...

Pour cette sixième devinette ça se complique un peu, mais la solution est toujours à chercher dans le centre-ville historique de la cité.

DEVINETTE_DU_23_MARS

Où, dans Bourges, pouvons-nous voir ce détail d'architecture ?  Déposer vos réponses avec un petit commentaire sur le site, merci... Réponse le 29 mars avec la photo du dimanche...

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22 mars 2009

La photo du dimanche...

...Réponse à la devinette du 16 mars 2009. Cette belle horloge se trouve sur le campanile de la poste.
Du bel ouvrage...
L'hôtel des postes, a été construit entre 1913 et 1926 suivant les plans de l'architecte Henri Tarlier.  La première guerre mondiale interrompt les travaux qui reprendront en 1919 avec difficultés. La conjoncture économique n'est plus favorable a hotel_des_postesune telle construction.  Le maire, Henri Laudier va "batailler" pendant 12 ans pour faire aboutir le projet.

A la place de la mairie...

Initialement, les Postes, Télégraphes et Téléphones (les PTT) devaient s'installer dans la caserne Condé (plus haut dans la rue Moyenne). Les négociations avec le ministère de la Guerre n'aboutissant pas, une convention fut signée entre l'état et la commune pour construire un bâtiment dédié.
L'emplacement choisi fut celui de l'ancienne mairie (voir carte postale), celle-ci ayant été transféré dans le palais des Archevêques fin 1905 après la séparation de l'église et de l'état.  La nouvelle poste occupera donc l'espace compris entre la rue de la Monnaie, la rue Moyenne et la rue Michel de Bourges.

Apparence trompeuse...

L'architecte a volontairement choisi le style néo-gothique afin d'évoquer les périodes fastes de la cité (les 14 et 15ème siècles, palais Jacques Cœur, Hôtel des Échevins, etc.). L'apparence trompeuse fait croire au badaud non averti que cet édifice est de même facture que le palais du Grand Argentier.

Et le square...

Un petit square ombragé jouxte le bâtiment. Une très belle statue de Louis XI, roi de France né à Bourges, trône en  son  centre. Ce roi a jeté les bases de l'institution postale au XVIIème siècle, c'est donc probablement à ce double titre qu'il occupe cet emplacement , mais ce ne fut pas sans quelques pérégrinations.  En effet ce bronze commis en 1884 par Jean Baffier, sculpteur berrichon, a voyagé. D'abord placé dans la cour du musée du Berry, puis sur la place de Berry, derrière le palais Jacques Cœur, il fini sa course en 1926 au milieu du square de la poste. Dans les années 80 il est relégué au fond du square, mercantilisme oblige il fallait faire de la place pour la terrasse d'un "bistrot"(?!).  En 2006  il retrouve son point de chute d'origine, où souhaitons qu'il  y restera le plus longtemps possible.

Pour la petite histoire...

poste_et_mairie

Pour l'anecdote, le platane qui se trouve au bord du square de la mairie est toujours la aujourd'hui, le temps lui a profité, on le voit très bien sur la photo. Il fut, cependant probablement déplacé le temps des travaux.

Les photos ci-dessous montrent des détails, dignes des plus beaux édifices de la renaissance, qui pourtant sont de purs produits du XXème siècle.

sculpture_la_poste1

  sculpture_la_poste2

Sources : Ministère de la Culture, Site ville de Bourges, Office du tourisme, Bourges Pas à  pas de R. Richet.

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16 mars 2009

La devinette du lundi...

La cinquième de la rubrique, c'est facile, un peu d'observation permet de trouver rapidement de quoi il s'agit.

DEVINETTE_DU_16_MARS_

Alors où, dans Bourges, pouvons-nous voir ce détail d'architecture ?  Déposer vos réponses avec un petit commentaire sur le site, merci... Réponse le 22 mars avec la photo du dimanche...

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15 mars 2009

La photo du dimanche...

...Réponse à la devinette du 9 mars 2009. Il s'agissait de la fontaine de la place des 4 piliers. Mais d'abord pourquoi "4 piliers"?
Attention passage étroit...
A l'origine la "rue des 4 piliers" prolongeait la "rue de Jacques Cœur" de la rue de l'Equerre à la rue des Armuriers. Avant de déboucher sur la rue de l'Equerre, la "rue de Jacques Cœur" était resserrée par 4 piliers. Ils soutenaient une habitation à un étage qui obstruait non seulement la vue mais rendait le passage difficile surtout pour les équipages. Dans ce lieu y était logé le sieur François Gilbert, greffier au bureau des finances. On y trouvait également le jeu de paume propriété des époux Lassay-Sauzay qui était précisément situé à la place de l'hôtel actuel.
L'ensemble de ses bâtiments constituaient une sorte de passage abrité ressemblant à celui que l'on peut voir rue de Lorroy. C'était  étroit et malaisé d'y circuler. Comme c'était fréquent dans les constructions de l'époque, les piliers étaient fichés dans des bornes en pierre de façon à les protéger des moyeux des voitures à bras mais surtout attelées.
Les autres rues du quartier...
La rue du docteur Témoin n'a pas évoluée dans son tracé.
Jusqu'en 1599 elle s'appelait "rue Trousse-Vache"  du nom d'un chanoine qui y logeait au XIVème siècle. Puis  "rue du Grand Saint-Christophe", un hôtel du même nom se trouvait à l'angle de la rue Moyenne.
La "rue des Brigands", actuelle rue Émile Zola, était plus longue du fait du resserrement de la "rue des 4 piliers".

Faites place...
Au début du XVIIème siècle, les maires successifs entamèrent d'âpres discussions avec les propriétaires des lieux pour faire disparaître les 4 piliers qui étaient une entrave à la bonne circulation et brouillaient la vue sur le palais lorsque l'on venait de la rue des Armuriers.
Un accord fut signé le 4 janvier 1625 et les travaux de démolition commencèrent aussitôt. La rue s'est élargie, un puits y a pris place jusqu'à la création du réseau de distribution d'eau.

Et la fontaine...
Le 10 octobre 1889, le conseil municipal accepte le don de 5000 Frs de Pierre Alfred Lebon, conseillers à la Cour  de Bourges et auteur d'ouvrages techniques de droit. Ce don était destiné à la construction d'une fontaine. Elle fut érigée quelques années plus tard en 1895.
Aujourd'hui elle fait l'objet d'un appel au don par la
FONDATION DU PATRIMOINE afin de la restaurer et l'entretenir.

Sources : Bourges Asnières de Milliard et Paré, Bourges pas à pas de R. Richet, site de la Fondation du Patrimoine.

place_des_4_piliers

 

FONTAINE_4_PILIERS

La devinette du lundi 9 mars 2009

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11 mars 2009

Le Palais des Archevêques...

Le Palais des Archevêques, situé à quelques pas de la cathédrale, n'a pas toujours été aussi fastueux que celui que nous connaissons, l'édifice précédent  n'a pas résisté aux affres du temps. Louis XI y aurait vu le jour le 3 juillet 1423.

Le roi en personne...

L' édifice actuel fut construit sur l'initiative de l'archevêque, monseigneur Phélyppeaux, par l'architecte Pierre Bullet qui en dessina les plans. La construction commença en 1682, le chantier fut confié au sieur Jourdain, Pierre Bullet ayant mieux à faire au service de Paris et du roi.
Le projet initial prévoyait une sorte de galerie semi-circulaire rejoignant la cathédrale sur un côté, permettant ainsi à l'archevêque de se rendre dans sa cathédrale sans subir les éléments. Mais le palais fut stoppé net dans son édification. Il est probable que ce soit par le roi en personne (Louis XIV, une lettre de cachet en attesterait), qui jugea sur information rapportée par la famille Phélyppeaux, que ce dernier faisait preuve d'une prodigalité sans fond pour son palais, au péril de sa famille. Le palais restera comme nous le connaissons aujourd'hui, hormis les grilles qui ont reculées à l'angle est de l'édifice et du petit bâtiment se trouvant devant qui a disparu (voir la carte postale datant de 1905).
Les archevêques se sont succédés, parmi les plus illustres, citons de La Rochefoucauld et Chastenet de Puysségur.
En 1871, un incendie ravage le palais, il est reconstruit presqu'à l'identique.

La séparation de l'église et de l'état...

Le 9 décembre 1905, les lois  de séparation de l'église et de l'état mettent fin au concordat institué par Napoléon Ier en juillet 1801. Monseigneur Servonnet, archevêque de Bourges en ce début de siècle est sommé de quitter les lieux. La tension est telle qu'un bataillon d'infanterie encercle le quartier de la cathédrale et du palais. L'archevêque finira par quitter son palais sous les ovations des fidèles rassemblés et le maire de l'époque, Henri Ducrot, fera de cet édifice somptueux la mairie.

Aujourd'hui...

La mairie s'est agrandie d'un nouveau bâtiment donnant directement sur la rue Moyenne.  Le palais accueille toujours, en partie les services municipaux, notamment l'imprimerie et les salons de réception. La chapelle de l'archevêque est devenue, ironie du sort, la salle des mariages. On y trouve également sur deux niveaux le musée des meilleurs ouvriers de France.
Un splendide jardin, dit de l'Archevêché, jouxtant le palais fera l'objet d'un article ultérieurement.

Sources :  Témoignage, La Bouinotte N°89/2004, Wikipédia, site du Diocèse de Bourges.

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09 mars 2009

La devinette du lundi...

Pour cette quatrième devinette, c'est assez facile. La photo révèle un indice qui vous mettra rapidement sur la voie.

DEVINETTE_DU_90309

Où, dans Bourges, pouvons-nous voir ce chérubin qui semble interpellé par ce qu'il voit ?  Déposer vos réponses avec un petit commentaire sur le site, merci... Réponse le 15 mars avec la photo du dimanche...

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08 mars 2009

La photo du dimanche...

...Réponse de la devinette de lundi 2 mars.
Il s'agissait de la maison dites "Sardé", du nom d'une des familles qui en avait possession au XVème et XVIème siècle. Elle se trouve à l'angle de la rue Coursalon et de la rue Michel Servet. Cette magnifique demeure située à l'angle de ces deux rues, signe d'un certain statut social, est, telle que nous pouvons la voir aujourd'hui, une reconstruction suite au grand incendie de la Madeleine, le 22 juillet 1487. Un acte de mariage entre Pierre Sardé et Catherine Girard, précise qu'en 1495  le bâtiment n'était pas achevée. Une datation à l'aide de la technique de dendrochronologie confirme que cet édifice, comme beaucoup d'autres à Bourges, sont postérieurs à 1487.
Cette maison à pan de bois, haute de deux étages plus les combles est typique. Chaque étage ayant un encorbellement reposant sur une sablière reliée par des poteaux à consoles, souvent sculptés. Elle a la particularité de posséder une niche de coin en pierre à l'angle du premier étage. C'est dans cette niche que l'on peut voir la vierge à l'enfant, objet de la devinette du lundi 2 mars.
Les propriétaires successifs furent Philippe Chanay et Pierre Quatrecou au XIVème siècle, la famille Sardé au XVème et XVIème siècle, Henri Le Maréchal à partir de 1548/1551, La famille Labbe de St Georges au XVIIIème siècle et la famille Anjorrant au XIXème (voir article "La place Planchat").

Sources : Cahier d'Archéologie et d'histoire du Berry, Wikipédia.

maison_sarde

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04 mars 2009

La gare de Bourges...

La première carte postale est datée de 1905. L'esplanade devant la gare était dégagée et la circulation clairsemée. Il y a une cheminée à droite, je ne sais pas à quoi elle correspond. Les ailes du bâtiment central  se sont allongées.

gare2

La passerelle s'est allégées de ses arceaux au fil du temps. Elle vit aujourd'hui, ses derniers moments, un magnifique ouvrage qui desservira directement les quais devrait voir le jour avant la fin de l'année. Les hangards, derrière  la passerelle, ont disparus.

passerelle

Sur la troisième carte postale on peut voir le terminus du tramway sur la droite de la gare, là où il y a le parking aujourd'hui. Il y a également un charmant petit kiosque.

gare_1916

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